Carnet de voyage Sulawési





Cette année 2009 nous parcourront  Sulawesi anciennement (Célèbes) située entre Bornéo (Kalimantan) et l'archipel des Moluques, qui se déploie comme une orchidée entre ses deux îles.
Il suffit de regarder sa forme pour comprendre qu'ici, entre criques et montagnes, la mer est partout. Elle regorge de merveilles naturelles.
L'ensemble est très montagneux, avec des massifs qui culminent à plus de 3500 mètres et des hauts plateaux perchés à plus de 500 mètres, mais seul les extrémités nord-est et sud-ouest sont volcaniques.
C'est le pays des pirates Bugis et Makassars, qui jadis surveillaient la route des épices entre Sulawesi et les îles Moluques.
Sulawesi compte 15 millions d'habitants qui parlent près de 40 langues, et les trois ethnies aux cultures parmi les plus fascinantes de l'archipel indonésien, les Torajas, les Bugis , et les Makassars.
Elle à une superficie de 180 680 km2, et la longueur totale de ses côtes fait environ 5 270 km Sa ville principale est Ujung Pandang, parfois aussi nommée Makassar.
Nous parcourront Sulawési du nord au sud.


 
SOMMAIRE :
Makassar et ses alentours ( Pare-Pare, Lac Tempe, Senkang).


Le pays Toraja


La vallée de Bada


Les iles Togian


Bunaken



Tomohon et les volcans












Makassar et ses alentours
 
Nous sommes arrivés à Sulawesi par l’aéroport de Makassar anciennement  appelé aussi Ujung-Padang. Sa superficie est de 175.77 km2 pour environ 1,4 millions d'habitants.       
 
Nous sommes partis en voiture dans la direction de Senkang au bord du lac Tempe. Mais avant cela un petit arrêt pour manger est nécessaire à Pare-Pare (prononcer Paré-Paré) dans un restaurant au sommet de la ville, donnant vue sur le bord de mer.
 
Nous arrivons à Senkang en milieu d’après-midi. On prend une pirogue pour faire un tour sur le lac et visiter le village de maisons flottantes où les habitants très généreux nous ont invités à déguster leurs beignets de bananes frites et leur thé.
 
 
 
Le lac Tempe a une superficie de plus de 350 km².  Malheureusement pour nous, la saison sèche dure d’avril à septembre. Durant cette période le lac, très peu profond, se retire en grande partie et n'atteint plus que 2 ou 3 mètres de profondeur. Nous ne pouvons donc voir le lac au plus haut niveau d’eau, ce qui est bien sur plus joli !

 

 
Le pays Toraja

 Le pays Toraja est situé au centre de l’île, entre les montagnes. C'est là que vit ce peuple  renommé pour son art funéraire: sites  taillés dans les falaises rocheuses ,rites  élaborés qui peuvent constituer d'importants évènements sociaux durant plusieurs jours et auxquels assistent en général des centaines de gens. Les Torajas représentent 650 000 personnes. Ce sont des chrétiens orthodoxes pour la majorité et bien peu  croient encore au système de croyances connu sous le nom de aluk. Les maisons traditionnelles, les tongkonan ,sont massives avec des toits en pointe et des sculptures sur bois colorés. Ce long toit élancé ,dont l'origine est incertaine, rappelle-t-il les coques des pirogues avec lesquelles les ancêtres auraient traversé les mers de Chine avant de s'établir définitivement sur l'île? Ou représente-t-il plus simplement des cornes de buffle, l'animal sacré des Toraja? La richesse de la famille est symbolisée par le nombre de cornes de buffles clouées sur une grande poutre verticale à l'avant de la maison.
 
Nous arrivons en voiture à Rantepao,  point de passage obligatoire pour tout séjour dans les montagnes du Toraja. Nous y faisons un petit tour, notamment au marché où sont vendus poissons, fruits, épices, ainsi que cochons, poules ou encore buffles . Mis à part ce marché, Rantepao ne présente pas de grand intérêt culturel ni touristique.

Le lendemain matin, nous partons dans un petit village pour assister aux  préparatifs des cérémonies funéraires typiques du peuple Toraja et découvrir ainsi ces rites  si importants. L'enterrement officiel peut avoir lieu longtemps après la mort, tant que la cérémonie funéraire n'a pas eu lieu. Après la mort de la personne, la famille la momifie et la considère juste comme malade : elle la nourrit, lui parle…ect.
La famille et les amis du défunt nous accueillent généreusement avec des gâteaux et du thé. Les femmes s’occupent des invités alors que  les hommes sacrifient et découpent les buffles et des cochons. Plus il y a de sacrifices plus la famille est riche.
Nous devons malheureusement partir, mais nous aurions assister à la cérémonie.
La cérémonie se déroule au village ou plusieurs dizaines voire centaines de personnes peuvent être invitées.
Les cochons, buffles et coqs (généralement tués la veille) sont mangés par tous les invités, placés sur des constructions provisoires en bambou. Des danses et chants sont aussi exécutés. Les Toraja fêtent la mort d’un proche.
Nous débutons le trek de ce village. Nous progressons dans notre marche et voyons la ville de Rantepao s’éloigner au fur et à mesure de notre progression. Nous traversons rizières et paysages tout autant magnifiques les uns  les autres. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Batitumanga aussi accessible en voiture. C’est un tout petit village de quelques maisons de cultivateurs de riz et un hotel. A la sortie de ce village, la route s’arrête et toute progression depuis ce village se fait donc à pied.

Nous reprenons notre marche à l’aube. Durant toute la journée, nous traversons les rizières  boueuses à cause des orages de la nuit. Les quelques passages de rivières se révèlent donc assez délicats et aventureux à faire tenir des deux côtés de la rives des troncs d’arbres morts. Nous mangeons un peu de poisson grillé au feu de bois trouvé le matin à Batitumanga au bord du chemin : un vrai régal !Puis nous repartons. En milieu d’après-midi, nous arrivons au petit village  où nous allons dormir chez les habitants. Nous aidons aux travaux : cuisine,  feu….
Nous nous douchons à l’aide d’un seau et à l’eau gelée !!(ou glacée?)
 
Nous dînons avec la famille Toraja et discutons un peu grâce aux traductions du guide. Nous montrons des photos de France : ils n’imaginaient pas trop bien la vie en France. Les filles et la mère se sont mises à tisser une paillasse avec une extrême rapidité et une précision impressionnante. La famille insiste pour nous donner leurs chambres à l’étage et ils dorment en bas dans le salon sur le sol.

La nuit a été vraiment très fraîche, en dessous de zéro.
Nous redescendons à pied pour rejoindre la route bien plus en contre-bas, en chemin nous sommes accompagnés par les jeunes écoliers partis de leurs village de montagne à pied avec le matériel nécessaire pour toute la journée.
Sur la route la voiture nous attend pour nous emmener voir les vieux tombeaux creusés dans la roche. Les Torajas mettent leurs morts dans des tombes creusées dans les falaises, avec des balcons où sont posées des poupées à l'effigie des défunts. Chaque caveau, fermé par un système de verrouillage secret, abrite les membres d'une même famille. Les corps sont enveloppés dans des linceuls ornés d'or, et le pillage des sépultures est considéré comme le crime le plus grave. Nous revenons à Rantepao.


Vallée de Bada

Avant  notre départ pour la mythique vallée de Bada, nous logeons à quelques  kilomètres de Tentena au bord du lac Poso à seulement 60 km du centre de  la vallée.

Nous  partons en début de matinée en minibus/4 x 4 sur les routes accidentées  qui mènent à la vallée perdue. Les routes sont tellement accidentées  qu’il faut 4 à 5 heures de route pour parcourir seulement 60  kilomètres !

Nous arrivons à  Bonba, village  principal de la vallée de Bada.

Nous y faisons un tour et  les enfants pas forcement habitués à voir des « étrangers » se ruent vers nous.

Au programme d’aujourd’hui :découverte  du parc national du Lore Lindu avec un ranger.

Lore Lindu National Park est une zone boisée protégée sur l'île indonésienne de Sulawesi, dans la province de Sulawesi-Centre. La zone du parc national est 2,180 km ²  couvrant à la fois de plaine et les forêts de montagne. Elle fournit un habitat à de nombreuses espèces rares, dont 77 espèces d'oiseaux endémiques de Sulawesi.  Le parc national est désigné comme faisant partie du Réseau mondial de réserves de biosphère de l'UNESCO.

 

Nous  traversons une partie de la forêt à la végétation très dense, ses longues  herbes sont prêtes à vous couper les jambes à tout moment ! Devant, le  ranger doit nous frayer un chemin à la machette. Nous avons pu observer  de nombreuses espèces de fleurs, notamment des orchidées sauvages et  d'autres végétaux ainsi que quelques oiseaux.

Dans  l’après-midi, nous marchons de mégalithe en mégalithe. En effet, la  vallée de Bada est réputée pour ses 14 mégalithes de pierre dispersées  aux quatre coins de la vallée. Mais la date d’apparition de ces  mégalithes reste encore inconnue des scientifiques. Certains les estiment  datant vers l’an 0 , d'autres de 2000. Les autochtones interrogés répondent tous qu' elles ont  toujours été là.En revanche, personne  ne sait pourquoi elles ont été érigées.

 La plus grande mesure 4.50 mètres.
 
Ce  jour-ci, nous continuons notre « chasse aux mégalithes ». Nous partons  tout d’abord en voiture car certaines sont proches des routes. Mais la  vallée de Bada est le « bout du monde ».Arrive un moment où la route  s’arrête , puis s’ouvre une plaine et à l’horizon les montagnes. A partir  de cet endroit, la civilisation s’arrête. Un habitant vivant ici peut  mourir d’une simple appendicite tellement les hôpitaux, voire un simple médecin,  sont éloignés.

Nous finissons les quelques mégalithes qui nous restent à pied.

Puis nous reprenons le chemin de Tentena et du lac Poso où nous nous baignons.

Ce  matin, nous partons pour le marché de Tentena, puis l’après-midi nous  allons aux très jolies cascades de Salupa où nous nous détendons sous la  pression des chutes d’eau.
 
 
 

 
 
Iles togian

Avant notre départ,nous logeons àTentena où nous allons prendre le bateau pour les îles Togian.

Cet archipel situé dans le golfe du Tomini est composé de 56 îles plus ou moins grandes .

Nous  y arrivons en milieu de journée. Nous prenons un petit bateau pour  aller au fire cape. Le fire cape et un endroit dont le sol contient du gaz.  Le gaz qui s'échappe du trou s'enflamme au contact de l’air.

Dans  la mer aussi  se produit le même effet: nous pouvons voir des bulles  qui remontent à la surface. Le guide lance une allumette dans l’eau.  L’effet produit est  impressionnant, des flammes semblent flotter sur  l’eau.
Nous revenons sur la terre ferme pour manger et dormir.
 
Le  matin, nous prenons le « ferri » de 10H qui mène à Wakai ,la ville  principale de l’archipel. Ferri est un grand mot : c‘est un bateau  pouvant transporter une centaine de personnes, le bateau est vieux  et il s’est arrêté deux fois en mer car le moteur a calé.

Nous  y arrivons finalement après 6 heures de traversée, mais il nous faut  encore 30 minutes de bateau pour rejoindre Kadidiri, l’île où se situe  notre hôtel. L’hôtel est magnifiques, la salle de restaurant  toute ouverte donne vue sur la plage et le ponton de bois.

Nous nous installons dans les bungalows partageant ce splendide panorama.

Malgré  le proche coucher du soleil,  l’envie est trop forte : je pars faire un  peu de snorkeling (masque tuba). Les coraux sont magnifiques et les  poissons nombreux. Cela donne un effet très coloré et vivant. En sortant  de l’eau, j’assiste au fabuleux coucher de soleil.

Aujourd’hui au programme : snorkeling autour de l’ile : MAGNIFIQUE.

Ce matin, nous prenons un petit bateau pour faire le tour des petites îles aux alentours et  du snorkeling.

Puis dans l’après midi, sur les conseils des personnes de l’hôtel,  nous  allons à l’autre bout de l’île à pied pour une petite plage qui  devrait être magnifique. On avance au fur et à mesure sur le petit  chemin dans la forêt de plus en plus dense. Nous y arrivons finalement.  La plage est splendide en effet. Quelques pécheur Indonésiens étaient  là aussi avec leurs barques. Nous profitons un peu de la plage et de  l’eau. Mais arrive un temps où il faut partir d’autant plus que la nuit  tombe très vite ici.

Après quelques minutes de marche, le chemin se révèle introuvable et on  se  retrouve devant une mare d’eau toute pourrie. Nous rebroussons chemin  et essayons de trouver le bon. Mais celui-ci reste invisible. La  solution est de retourner en vitesse à la plage en espérant que les  pêcheurs ne sont pas partis. Heureusement, les derniers  pêcheurs commencent seulement à partir.

Nos appels les ont interpelés et devant nos signes de « détresse », ils  nous embarquent à bord de la pirogue.

 

Aujourd’hui,  nous plongeons sur un tombant. Parmi les vues qui se distinguent :  scorpions fish dont une seule piqûre pourrait vous tuer et une raie.

Journée  bateau tout autour de l’archipel. Nous  stoppons sur plusieurs îles : l’île de Balilongga, l’île de Katupat où nous mangeons. La plage  sauvage Carian beach est une des plus belles de l’archipel :entre deux  gros rochers, cette étendue de sable blanc est une vraie beauté. Aucune  habitation ni trace de civilisation ici. Seuls quelques palmiers  permettent un peu d’ombre.

Nous visitons aussi un village  Badjo. Les Badjos sont éparpillés sur des milliers de kilomètres le long  des côtes d'Indonésie, des Philippines du Sud et de la Malaisie. Peuple  au recensement difficile (estimation : 30 000), ayant sa culture et sa  langue, la plupart des habitants sont nomades et fixés dans des villages sur pilotis bâtis  sur les rivages des îles ou loin des côtes, mais certains Badjos  maintiennent leur mode d'existence originel : la vie dans les pirogues.  Les actes du quotidien s'y déroulent comme autrefois : repas, sommeil,  accouchement, cuisine, etc.

Leur culture est entièrement  tournée vers le milieu marin, non seulement du fait de leur habitat, de  leur économie, de la connaissance ancestrale qu'ils ont de la mer, mais  aussi des liens rituels et spirituels qui les unissent à celle-ci.

Nous rencontrons ces gens qui  vivent de la mer et dont la culture et  les traditions sont menacées  d’extinction. Nous quittons avec regret ces gens aussi souriants que  généreux.

Le lendemain nous quittons ce petit paradis marin des Togian pour rejoindre Sulawesi même.
 

 
 

 


Bunaken
 
 Bunaken est une île de 8 kilomètres carrés qui se situe à la pointe nord de Sulawési.
 
C' est aussi le paradis  pour tout adepte de la plongée sous-marine. Ses fonds marins font partie des plus beaux au monde.
 
Nous y allons en bateau depuis  le port de Bunaken (la seule possibilité d’y accéder) mais le  transport n’est pas long, une trentaine de minutes.
 
Nous arrivons à l’hôtel situé  au bord de la plage. Froggies dive resort est un hôtel surtout pour les  fondus de plongée. Ses petits bungalows sont cosy et la salle de  restaurant creusée dans la roche est magnifique.

Le matin, nous partons en bateau  avec les plongeurs pour un peu de snorkeling. Mais ce « spot » de snorkeling  n’est pas terrible.
 
Par contre, l’après-midi les  fond marins sont  splendides:de nombreux poissons et même un requin de  deux mètres environ à dix mètre de nous, avec des coraux magnifiques de  toutes les couleurs.

Nous partons de l’hôtel en fin de journée pour Manado.


 
 










 
 


 
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